Sur les plateaux du Pays du Coquelicot, un arbre pousse sans rien pour le protéger. Pas de coteau, pas de masque bâti, juste des champs ouverts jusqu'à l'horizon. Les sujets y développent une silhouette caractéristique — penchée, plus chargée d'un côté que de l'autre — et ce déséquilibre finit par devenir un problème mécanique.
Deux terrains, deux métiers
Albert vit sur deux réalités. La vallée de l'Ancre d'abord, avec ses fonds frais, ses peupleraies, ses jardins bas qui restent humides. Le plateau ensuite, ouvert au vent, où les alignements et les bosquets font office de repères dans le paysage.
Les essences ne sont pas les mêmes et les interventions non plus. En vallée, on travaille beaucoup sur peupliers et saules — croissance rapide, bois tendre, entretien régulier obligatoire. Sur le plateau, ce sont les frênes, les érables et les hêtres, plus lents, plus solides, mais qui accusent la prise au vent quand ils sont laissés trop denses.
Le déséquilibre, un vrai sujet technique
Un arbre qui a poussé sous vent dominant porte l'essentiel de sa masse d'un côté. Le rééquilibrer d'un coup serait une erreur : on créerait un choc, et le sujet réagirait par une poussée de rejets sur la partie allégée. On procède donc par étapes, sur deux ou trois interventions espacées, en réduisant progressivement les extrémités les plus lourdes.
Ça demande d'expliquer le plan au client dès le premier devis. Ce qu'on fait cette année, ce qu'on fera dans trois ans, et le résultat visé. Plutôt que de promettre un arbre neuf en une journée.
Ce qu'on fait à Albert et autour
Élagage, réduction, abattage — sur sujets isolés comme sur alignements. L'espace dégagé du plateau facilite souvent l'accès nacelle, ce qui raccourcit les chantiers et fait baisser le devis.
Taille de haie — haies de propriété, haies champêtres de séparation entre parcelles, rabattages sur linéaires longs. Sur un grand linéaire, on travaille par tronçons pour ne pas laisser une moitié de terrain en chantier pendant des semaines.
Pose de clôture — terrains ruraux, grandes longueurs, grillage et panneaux. Sur le plateau, la portance du sol est généralement bonne : ce sont les jambes de force et les angles qui demandent le plus de soin.
Communes couvertes
Albert, Bray-sur-Somme, Méaulte, Bécourt, Aveluy, Authuille, Miraumont et le secteur du Pays du Coquelicot. À l'ouest, on rejoint Corbie et le Val de Somme, puis Amiens. Une trentaine de minutes depuis la base.
Questions fréquentes à Albert
Vous déplacez-vous pour un chantier à trente kilomètres ?
Oui. Le déplacement pour le devis n'est pas facturé, et on regroupe les chantiers du secteur sur une même semaine quand c'est possible.
Un arbre penché doit-il être abattu ?
Pas forcément. Un arbre penché depuis toujours, bien enraciné, peut rester en place des décennies. Ce qui inquiète, c'est un arbre qui vient de bouger : sol soulevé au pied, fissure dans le tronc, terre fendue côté opposé. Là, il faut venir voir vite.
Travaillez-vous pour les exploitations et les collectivités ?
Oui : alignements, bordures de parcelle, entretien de bosquets, chantiers planifiés hors période sensible pour la faune. Devis détaillé et calendrier fixé à l'avance.
Quelle période pour un grand linéaire de haie ?
De l'automne à la fin de l'hiver, en évitant la période de nidification entre mi-mars et fin juillet. Pour un long linéaire, on planifie plusieurs jours consécutifs.



